L’histoire

L’ACOPS a été un précurseur en matière de protection de l’environnement marin.

Elle a été créée en mars 1952, 20 ans avant la première conférence historique des Nations unies sur l’environnement humain, qui s’est tenue à Stockholm en 1972. James Callaghan, qui était membre du Parlement depuis 1945, a créé le Comité consultatif de coordination sur la pollution de la mer par les hydrocarbures (déjà appelé ACOPS ou CACOPS) lors d’une réunion dans une salle de comité commune. Ce nouveau comité devait réunir divers organismes environnementaux, des représentants des stations balnéaires, des communautés côtières et de l’industrie du transport maritime. Callaghan en a été le président jusqu’en 1963.

James Callaghan était un visionnaire et un leader convaincant. Son premier objectif était de protéger les côtes et la faune en interdisant totalement le déversement de déchets pétroliers dans la mer. Il a persuadé le ministre des transports de l’époque, Alan Lennox-Boyd, d’organiser une conférence en 1953. Cette conférence a abouti à la négociation et à la signature de la Convention internationale pour la prévention de la pollution des mers par les hydrocarbures le 12 mai 1954 (OILPOL). Cette convention OILPOL reconnaît que la plupart des pollutions par les hydrocarbures résultent d’opérations de routine à bord des navires, telles que le nettoyage des citernes de cargaison.

Dans les années 1950, la pratique normale consistait simplement à laver les réservoirs avec de l’eau, puis à pomper le mélange d’hydrocarbures et d’eau qui en résultait dans la mer. La convention OILPOL interdisait le déversement de déchets d’hydrocarbures à une certaine distance de la terre et dans des “zones spéciales” où le danger pour l’environnement était particulièrement élevé. OILPOL a été remplacée dans les années 70 par MARPOL, la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (MARPOL), un traité international historique administré par l’Organisation maritime internationale (OMI) par l’intermédiaire de son Comité de protection du milieu marin (MEPC). L’ACOPS est toujours impliquée dans le développement et la mise en œuvre de MARPOL au niveau mondial grâce à son statut d’observateur auprès de l’OMI.

L’évolution d’OILPOIL vers MARPOL et la conformité des États et des navires battant leur pavillon ont été accélérées par des marées noires mémorables telles que celles du Torrey Canyon, de l’Amoco Cadiz et de l’Exxon Valdez. Pendant cette période, l’ACOPS a continué à se concentrer sur la pollution par les hydrocarbures.

Au cours des 53 dernières années, l’ACOPS a compilé chaque année des statistiques et d’autres informations sur les différents types de pollution marine dans les eaux côtières et marines autour des îles britanniques. Les autorités compétentes et d’autres groupes de parties prenantes ont utilisé ces informations à des fins très diverses, notamment pour prendre des décisions en matière de politique et de planification au Royaume-Uni et ailleurs.

Comme la pollution par les hydrocarbures était traitée principalement par l’OMI et que d’autres facteurs de stress environnementaux se développaient, l’ACOPS a élargi son champ d’action pour inclure de nouvelles questions relatives à la pollution de l’environnement marin. Cela a entraîné deux changements de nom : le Comité consultatif sur la pollution de la mer par les hydrocarbures, le Comité consultatif sur la pollution de la mer et le nom actuel, adopté en 1992, de Comité consultatif sur la protection de la mer.

Bien que l’ACOPS se soit d’abord concentrée sur le Royaume-Uni, il était clair que les problèmes ne pouvaient être abordés qu’à l’échelle mondiale. La conférence de 1953 avait déjà réuni des représentants de 30 ou 40 pays représentant 95 % de la flotte maritime mondiale. Les travaux ultérieurs de l’ACOPS ont également été internationaux. En effet, l’ACOPS a participé aux négociations et à la mise en œuvre de nombreux traités internationaux, dont la Convention des Nations unies sur le droit de la mer.